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Ce support vous propose tous les trois mois, une synthèse des activités menées dans le cadre du Programme Nutrition, Prévention et Santé des Enfants et Adolescents  en Aquitaine, et vous renvoie sur le site nutritionenfantaquitaine.fr pour aller dans le détail de l’information.

Environ 650 Internautes naviguent déjà chaque mois sur le site. Alors n’hésitez pas à en parler largement autour de vous !

 

Numéro 1

juillet 2006

Contacts

ISPED
05 57 57 15 17

Dr Hélène Thibault

Webmaster

En Aquitaine

Dans le cadre du Programme Nutrition, Prévention et Santé des Enfants et Adolescents en Aquitaine, plusieurs études ont été réalisées par l’ISPED en 2004-2005 en lien avec le rectorat de l'Académie de Bordeaux et les Inspections académiques.

 
Les résultats complets de ces enquêtes sont consultables sur le site nutritionenfantaquitaine.fr Ils seront médiatisés aux environs de la rentrée scolaire. En voici quelques éléments.

Chez les élèves de CE2 de l’académie de Bordeaux (Aquitaine) :
15,.3 % des élèves de CE2 présentaient en 2004-2005 un surpoids, obésité incluse (selon les références internationales) soit donc une fréquence de surpoids un peu inférieure au données nationales établies en 2000 pour cette tranche d'âge.

  • le nombre d’enfants en surpoids était plus important dans les Zones d'Education Prioritaire, notamment dans la ville de Bordeaux, ainsi que dans les communes rurales de moins de 2 000 habitants,
  • si  moins de 4 % des élèves de CE2 déclaraient ne pas avoir pris de petit-déjeuner le jour de l’enquête, 44,5 % des enfants interrogés déclaraient avoir un en-cas dans leur cartable le jour même, composé le plus souvent de biscuits ou de gâteaux.

Chez les adolescents scolarisés dans le second degré en 2004-2005, l'enquête sur la corpulence, l'activité physique et les habitudes alimentaires montre que chez les adolescents scolarisés en classe de 3éme, la prévalence de surpoids, obésité incluse, était de 15,05 % (selon les références internationales), soit un taux légèrement inférieur au données nationales, établies en 2001-2002 pour cette tranche d'âge.
Dans cette étude, on retrouve une association entre le surpoids et le niveau socio-économique (Zones d'Education Prioritaire et catégories socio-professionnelles) et le milieu rural (moins de 2000 habitants).
On constate également, chez ces adolescents, avec l'âge, une diminution progressive :
- du temps hebdomadaire moyen consacré à l’activité physique et sportive, passant de 9 heures pour les élèves de 11 ans à 6 heures pour ceux de 18 ans,


- du pourcentage d’enfants inscrits en club sportif puisqu’il est de 65% à 11 ans et de 42% à 18 ans.
Le temps de sédentarité (télévision, ordinateur, ou jeux vidéos) est élevé : 24 heures par semaine en moyenne. Ce sont les élèves obèses qui passent le plus de temps devant un écran par rapport aux élèves en surpoids ou de corpulence normale.

Alors qu'il est recommandé de supprimer la collation systématique du matin à l'école, l'enquête "collation en maternelle" nous renseigne sur les pratiques réelles des enseignants de maternelle en 2004-2005, 76% des enseignants interrogés pensaient que cette collation répond à un besoin : parce qu'ils la considèrent comme un moment de convivialité, de partage, mais aussi parce qu'un bon nombre d'entre eux est convaincu que beaucoup d'enfants ne prennent pas de petit déjeuner à la maison.
68% des enseignants avaient organisé une collation au sein de leur classe durant cette année scolaire, le plus souvent le matin (98%), mais également l'après-midi (18%).
Pour 82% des enseignants, les pratiques de collation organisée au sein des classes avaient déjà évolué en 2004-2005 conduisant à son aménagement dans 68% des cas (davantage de fruits et un avancement de l'horaire dans la matinée), voire à sa suppression (39%).

De son côté, l'enquête "offre alimentaire en collèges et lycées" décrit toutes les pratiques d'offre alimentaire en dehors de la restauration scolaire. Ainsi, 57% des collèges, 72% des lycées généraux et 75 % des lycées professionnels, réalisaient des ventes d'aliment dans l'enceinte scolaire, le plus souvent dans le cadre des foyers des élèves. La composition des aliments proposés apparaissait assez éloignée des recommandations puisqu'il s'agissait essentiellement de viennoiserie  (chocolatines) (75%), de barres chocolatées (30%) et de boissons sucrées (25%). Seulement 9% des établissements du second degré de l'académie de Bordeaux ayant répondu à l'enquête déclaraient disposer d'un point d'eau (fontaine et/ou robinet) accessible aux élèves tout au long de la journée, soit en dehors du restaurant scolaire et des toilettes.

L'ensemble de ces résultats conforte les professionnels de terrain quant à la nécessité de poursuivre les actions engagées.

A noter : au-delà du projet régional, le projet de réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité de l’enfant et de l'adolescent en Aquitaine est crée et va se mettre en place dès septembre 2006 sur le territoire de la Gironde.

Actions sur l'offre alimentaire

Après l'envoi par Monsieur le Recteur de l'académie de Bordeaux des courriers précisant les recommandations sur l'offre alimentaire dans le premier degré et pour le second degré, le livret "recommandations" concernant l'offre alimentaire à l'école primaire pour les enseignants et encadrants a été édité à 20.000 exemplaires.


La plaquette "pourquoi est-il préférable de supprimer la collation à l'école ?" a été éditée à 100.000 exemplaires.

La diffusion de ces documents aux familles et aux enseignants se fera de manière accompagnée en particulier par les infirmières et médecins de l'Education Nationale et de la ville de Bordeaux, lors de la réalisation des bilans de santé scolaire.

 

Près de chez vous


En Gironde
sur l’année 2005/2006,  4 sites proposent aux enfants et adolescents de découvrir une activité physique adaptée aux enfants en surpoids ou obèses, solution recommandée par le PNNS. Ces ateliers ont été mis en place en partenariat avec l'association ADAPA, le Stade Bordelais, l’Union Saint Jean, l'USEP Charles Martin et les centres médico-scolaires de la ville de Bordeaux. 

A Bordeaux, en cette fin d’année scolaire, les centres de loisirs se sont mobilisés autour de la nutrition. Après avoir participé entre novembre et mars à une formation sur l’équilibre alimentaire et les outils pédagogiques, les animateurs ont organisé des activités sur ce thème : décoration sur le thème « fruits et légumes », participation à la manifestation « Fraich’attitude », participation à des spectacles, théâtre interactif, organisation d’exposition…

Enfin, à Blaye un comité PNNS a été constitué au sein d’un collège. Il se compose d’élèves, et de l’infirmier scolaire, dont la réflexion sur l’amélioration de la vente d’aliments dans l’établissement a conduit à la vente de petits pains à la place de traditionnelles chocolatines.

En Dordogne, dans le cadre de la mise en place d’ateliers d’activité physique adaptée, la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports propose la découverte de l’activité Judo, valorisant les « gabarits » importants.

Le Codes24 a mis en place, en clôture des ateliers pédagogiques menés dans les écoles et collèges de Ribérac, une Conférence-débat jeudi 29 juin 2006, conférence relayée par Sud-Ouest Dordogne et France Bleu Périgord.

Dans les Pyrénées Atlantiques à l’école publique de Castétis (Béarn et Soule) un projet visant à savoir s'alimenter de façon équilibrée, en mangeant un peu de tout et en faisant une part importante aux légumes et aux fruits est mené. 

Dans les Landes dans un lycée de Mont-de-Marsan des animations ont été réalisées pendant une semaine sur l’offre alimentaire. Des petits déjeuners équilibrés étaient proposés gratuitement à l’entrée de l’établissement : pains de toutes sortes, fruits…A Peyrehorade des actions ont été mises en œuvre, essentiellement sur l’axe restauration scolaire en lien avec la Mutualité française. 

En Lot-et-Garonne retrouvez la lettre "Prévention et santé 47" réalisée par le CODES. Ce support recense les outils disponibles sur le thème.

 

Forum


Les actions pédagogiques doivent se poursuivre en 2006 dans les établissements de 1er degré avec la volonté d’élargir les sites pilotes aux écoles volontaires ou dont la situation peut être prioritaire (zone rurale, ZEP). Ceci doit être défini au niveau départemental par les Comités et les CODES.

A l'heure de l'ouverture du programme aquitain à l'ensemble du territoire, dépassant ainsi les seules zones-pilotes, de nombreux organismes sollicitent les comités départementaux afin d'être intégrés au programme. Celui-ci leur est ouvert, à la condition expresse qu'ils aient obtenus la validation du comité logo du PNNS.

Le comité logo du PNNS : avis favorable pour les documents du programme aquitain
Le logo PNNS appraît sur nos supports de communication. Après le dossier de presse et la plaquette "pourquoi est-il préférable de supprimer la collation à l'école ?", c'est le document "recommandations à l'attention des enseignants" et la plaquette
"petit-déjeuner et goûter : 2 temps forts d'une alimentation équilibrée", réalisée avec le réseau des CODES, qui viennent d'être validés.
Une belle reconnaissance pour le programme aquitain !

La plaquette "pourquoi est-il préférable de supprimer la collation à l'école ?" a été reprise par la région Franche-Comté afin de soutenir son action sur l'équilibre alimentaire. Echange de bons procédés : l'Urcam de Franche-Comté, nous propose de récupérer son "affiche" sur le thème de la collation. Pour l'ensemble de ces documents, des retirages sont en cours pour mise à disposition des acteurs dès la rentrée.