Rechercher
En ce momentPetit déjeunerGoûterFerVitamine DDiversificationSucreCantine
Accueil › Bouger
Bouger

Bouger : 60 minutes par jour, et ce que cela veut dire concrètement

Rédaction Nutrition Enfance · Mis à jour le 20 septembre 2026
Bouger : 60 minutes par jour, et ce que cela veut dire concrètement
L'essentielL'Organisation mondiale de la santé recommande au moins soixante minutes d'activité physique par jour entre cinq et dix-sept ans. Ce n'est pas du sport encadré, c'est du mouvement cumulé sur la journée. Le temps passé assis compte autant que le temps actif.

Le chiffre effraie les parents qui n'ont ni club ni créneau. Il est pourtant plus facile à atteindre qu'il n'y paraît, parce qu'il ne parle pas de sport.

Ce que compte réellement l'heure quotidienne

Marcher pour aller à l'école, courir dans la cour, faire du vélo, monter les escaliers, jouer au ballon, danser dans le salon, se chamailler avec un frère : tout entre dans le compte. L'activité se cumule par tranches, elle n'a pas besoin d'être continue.

L'intensité recherchée est celle qui essouffle un peu et fait monter le cœur. Un enfant qui joue à chat est à la bonne intensité. Un enfant qui se promène tranquillement bouge, mais moins efficacement.

Dans les faits, un enfant qui va à l'école à pied, qui profite des récréations et qui joue dehors en fin de journée atteint le repère sans aucune activité organisée.

Les repères par âge

Avant un an. Du temps au sol plusieurs fois par jour, sur le ventre quand il est éveillé et surveillé. Pas d'écran, aucun.

De un à cinq ans. Au moins trois heures d'activité réparties dans la journée, ce qui correspond simplement à un enfant qui n'est pas maintenu assis ou en poussette la majorité du temps. Les écrans sont déconseillés avant trois ans et limités à une heure ensuite.

De six à dix-sept ans. Soixante minutes par jour, avec des activités qui renforcent muscles et os au moins trois fois par semaine : courir, sauter, grimper. Le vélo et la natation, excellents par ailleurs, sollicitent moins le squelette que la course.

La sédentarité est un sujet distinct

C'est le point le plus souvent mal compris. Un enfant peut faire son heure de sport et rester sédentaire le reste du temps, et les deux effets ne s'annulent pas.

La recommandation porte donc aussi sur les interruptions : rompre les périodes assises toutes les heures ou deux, ne serait-ce que quelques minutes debout. À la maison, cela veut dire éviter les longues séquences immobiles devant un écran, plus que limiter le sport.

Le temps d'écran récréatif est le principal poste de sédentarité chez les enfants français, devant les devoirs et les transports.

Ce qui marche, dans une vraie semaine

Le trajet est le levier le plus efficace, parce qu'il est quotidien et qu'il ne demande aucune organisation. Faire les derniers cinq cents mètres à pied, se garer plus loin, prendre le vélo le mercredi.

Le mouvement partagé ensuite. Les enfants bougent nettement plus quand un adulte bouge avec eux. Une sortie le week-end pèse plus lourd qu'un discours sur le sport.

Le club, enfin, apporte beaucoup mais ne suffit pas. Deux séances d'une heure par semaine représentent cent vingt minutes, soit deux jours sur sept. Le reste se joue au quotidien.

Le lien avec l'alimentation

Les deux sujets sont traités ensemble dans tous les programmes de santé publique, et ce n'est pas un hasard. L'activité physique agit sur l'appétit, le sommeil et la construction osseuse, trois choses qui interagissent avec ce qui se passe dans l'assiette.

Un enfant qui bouge dort mieux, un enfant qui dort mieux mange mieux le matin, et un enfant qui déjeune correctement grignote moins en journée. La chaîne fonctionne aussi dans l'autre sens, ce qui explique pourquoi agir sur un seul point donne souvent peu de résultats.

Sources. Organisation mondiale de la santé, lignes directrices sur l'activité physique et la sédentarité, 2020. Anses, actualisation des repères relatifs à l'activité physique et à la sédentarité, 2016. Programme national nutrition santé, mangerbouger.fr. Santé publique France, recommandations sur les écrans chez l'enfant.
Information, pas avis médical. Nutrition Enfance est un site indépendant, rattaché à aucune institution. Les repères ci-dessus valent pour un enfant en bonne santé et ne remplacent pas l'avis du médecin qui suit le vôtre.